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Nas

Critiques: Nas - God's Son - Page 5

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    nissa_and_rap - Sam 09 Dec 2006
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    Bonne chronique! mais pk c'est pas sur le forum de nasty nas??

    Sinon c'est un tres tres bon album, digne suite de "stillmatic" avec notamment the cross, last real nigga alive, heaven, dance, le morceau avec a.keys...

    un des nombreux tres bons albums de nas : 17,5

    Ma note : 9
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    Amori - Sam 09 Dec 2006
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    tres bon album mais jay-z a peut etre letriple platine mais aux usa un double-album vaut 2 cd donc un double-cd pltine est en fait gold donc je vous laisse le calcul mais si ca reste le meme resultat

    Ma note : 9
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    Coca - Sam 09 Dec 2006
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    Très bonne chronique agréable à lire qui relate l'ambiance de l'album et aussi l'historique autour de cette sortie. Quand je trouve quelque chose de mauvais j'le dit, quand c'est bien j'le dit tout pareil. Bonne initiative Tom 04.

    "Get Down" est terrible, sur un sample du roi du Funk Mr. James Brown. Bon flow de Nas (je kiff pas besoin de me justifier). "The cross" la prod. est villaine, j'aime pas les prods d'Em' bien souvent donc là ça déroge pas à la règle. "Made you look" c'est presque mon "Bring The Pain" de Nas. Véner ce morceau produit par 'The Chameleo' . "Last real nigga alive" tue, le beat est comme la fin d'une équation, les résultats on les connait. En souvenir de "Ether" Jay-Z est bien mort du Sida.

    "Zone Out" c'est pas du tout ma cock, c'est le gros déchet du skeud pour moi. "Hey Nas" est excellente, bien bounce, d'ailleurs c'est sur ce beat que j'aurais bien vue Jay-Z posé si leur guerre n'existait pas. "I Can" c'est osé de prendre un tel monument de la musique, de Beethoven dont il est question. Mais Nas est à la hauteur de sa supposée prétention. "Book of rhymes" est de haut niveau, "Thugz mansion" je ne la supporte pas, j'ai toujours trouvé l'accoustique comme ça villaine. "Mastermind" pour moi c'est Nastradamus de retour, sacré texte, sacré verse, Nas est un lyricist hors-paire.

    "Warrior song" est un des meilleurs morceaux de God's Son, très bon flow et une A.Keys qui apporte quelque chose à la mélodie, terrible. "Revolutionary warfare" est magique, c'est d'ailleurs sur God's Son que je m'étais apperçu que les beats allaient dans une empreinte similaire à ceux utilisés par Rock-A-Fella. "Dance" j'ai jamais été touché par la musique, et puis niveau telling j'aurai préféré entendre un Nas qui murmure..

    "Heaven" accentue le prestige de Nas, mais que peut-on lui reprocher? C'est si insoutenable que ça de constater qu'il soit l'un des meilleurs rappers ? Entre ceux qui lui ajoutent des qualités et ceux qui lui hotent des qualités, ils en oublient à qui ils ont à faire.

    Ma note : 9
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    Tom 04 - Sam 09 Dec 2006
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    Label: Columbia
    Date de sortie: 17 Décembre 2002

    Une année après son retour au sommet avec le fameux Stillmatic, Nas nous dévoile sa nouvelle cuvée en 2002, une cuvée non sans arrogance apparente et pompeusement intitulée "Fils de Dieu". Cet album, riche en références bibliques, est le sixième album de Nas, et sûrement le plus émotionnel, imprégné d'expériences récentes de sa vie privée. Des obstacles dont Nas est ressorti plus fort et plus saint que jamais…

    L’album débute avec« Get Down », track produite par Nas en personne et Saalam Remi. Le ton est déjà donné sur ce son qui sent bon New York, montrant un Nas toujours habile au mic et sûr de lui. Nas nous expose les problèmes des quartiers pauvres où drogues dures et guns sont maîtres du destin des hommes. S’en suit « The cross », produite par Eminem, où Nas identifie le chemin qu’il parcourt au chemin de croix du christ “I'm happy that the streets is back in New York/ For you rappers, I carry the cross”. Une forme de dévouement de Nas au Hip Hop, pour que le rap ne devienne pas une musique pop & rnb sans saveur. Vient alors le street anthem New Yorkais de l’année 2002, alias « Made You Look » au beat très old school, produit par Salaam Remi. Hommage à la Grosse Pomme et au son qui l'anime, le clip de ce morceau met en scène Nas et son crew (The Bravehearts), parcourant différents quartiers de NYC tel qu’Harlem, le QueenBridge, Brooklyn, où encore le Bronx (où Fat Joe fait une apparition). A noter la présence salvatrice de Salaam Remi sur ce nouvel opus, où il produit entre autres « Zone Out », où nas pose avec en featuring ses acolytes Bravehearts, ainsi que « Hey NAS » qui racontent des rapports échoués avec les femmes. Salaam a.k.a « The Chameleon », offre également le fameux single « I Can », qui reprend la mélodie de "La lettre à Elise" de Beethoven. Dans cette chanson, Nas prêche la bonne parole de Dieu, en enseignant à la jeunesse les vertus au travail comme moyen d'accès à une vie meilleure, mais aussi en mettant en garde contre les pièges de la rue et de la drogue. Le fait d’avoir un refrain chanté par des enfants rappelle curieusement le titre « Hard Knock Life » de Jay-Z, mais l’efficacité est au rendez vous et les rotations en radios suivent le pas.

    Hasard ou non, toujours comme Jay-Z, Nas s’offre le luxe de poser aux cotés d'une légende du rap, ici en l'occurence 2pac sur le remix de "Thugz Mansion" (Jay-Z lui l'avait fait avec The Notorious B.I.G sur "A dream" extrait de The Blueprint² sorti un mois auparavant). L’un des principaux titres de cet opus reste le “story-telling-diss-track" «Last Real Nigga Alive » où Nas nous raconte l’histoire de son beef avec Jay-Z en usant d’un name dropping allant de Puff Daddy à Notorious B.I.G, en passant par le Wu-Tang. Sur le refrain, il use d’une ironie parfaite en demandant à Dieu qu’il ait de l’indulgence pour son rival : « Lord have mercy, Jesus Christ/ He's just nice, he just slice like a ginnsu » ("Seigneur ait de l'indulgence, Jesus Christ / Il est juste clément, il tranche juste tel un samouraï"). Nas la joue alors mature, insistant sur le fait que les attaques de son adversaires sont plus que puériles : « There's no more shit than wanting to be this King of New York shit ». (« Il y a pas plus merdique que de vouloir devenir ce putain de Roi de New York »). Pour l’anecdote, cette track est produite par Ron Browz, qui avait déja produit auparavant la fameuse et célèbre diss track « Ether » qui répond à l’insolent « Takeover » de Jay-Z, sur l’album précèdent de Nasty Nas, « Stillmatic ». Nas apparaît également au sommet de son art avec trois tracks signées de la plume d'un Alchemist très inspiré : « Book of rhymes » , « Mastermind » et « Revolutionary Warfare ». Dans la première track Nasir Jones nous plonge dans son « livre de rimes » où il auto critique son travail. Dans la seconde Nas nous donne la définition de ce qu’est pour lui un grand esprit (c'est-à-dire lui-même), qui malgré l’argent, les bijoux et les voitures de luxe dont il dispose, est là avant tout pour décrire les malaises de la société et jouer un rôle de visionnaire. Tandis que dans "Revolutionary Warfare", Nas accompagné de Lake, exposent sa pensée révolutionnaire.
    Et, pour rendre hommage à sa mère décédée pendant l'enregistrement de l'opus (il le lui dédit, d'ailleurs), Nas pose le très émouvant "Dance", sur une très belle production signée Chucky Thompson. L’album se clôture sur "Heaven" produite par Agile, où le rappeur veut nous faire comprendre que le paradis peut exister au fond de nos cœurs, qu’il ne s’agit pas d’argent ni de choses matérielles mais de vivre en harmonie dans notre propre monde.

    Initialement prévu pour novembre 2002, God's Son ne vît le jour qu'un mois plus tard. Un retard du à la volonté de Jay-Z de sortir au même moment son The Blueprint², afin de ne laisser que le public juger de l'issue de la controverse entre les deux artistes. Malgré la stratégie d'évitement mise en place par Nas, God’s Son se vendra à un million d’exemplaires. Mais l’essentiel pour Nas n’est plus là, en réussissant l’exploit de sortir un deuxième chef d’œuvre en l’espace d’un an après Stillmatic, il montre bien que malgré les années il est toujours au top niveau, sans pour autant tomber dans la facilité du rap grand public qui envahi les années 2000. Et ceci va bien au-delà d’un beef pour une pseudo place au trône de New York…

    - Revu par Raging Bull -

    Ma note : 9
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