Rap2K : Rap, Hip Hop

Faf Larage

La Cavale

LYRICS Faf Larage Paroles

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    Posté Ven 08 Fev 2008
    "Ok, on va enregistrer votre déposition.
    Samedi 17 Janvier 1998, 5h37 du matin...Allez-y."

    Hier matin je crisais, avais un rendez-vous, trop de pression
    Pour un job après un an de galère, fais pas l'con
    Ce coup-ci je le sens, s'il faut faire du rentre-dedans
    Pas peur des longs déplacements,
    sportif comme ils le demandent
    Embauché sur le champ par une meuf, un top
    En plus j'avais la côte, passer le week-end avec cette grosse
    La condition étant de commencer à l'instant
    Partant, je prends les devants "Hey, c'est où qu'il faut se rendre?"
    "Attends c'est loin d'ici" qu'elle me dit
    "Faut aller voir le boss, si tu conviens après on fait la fête, fils."
    Chaud, le gros lot, le boulot et la go
    Dans sa BM, tout le trajet j'y ai pensé, hey mec
    Là j'réalise où je me trouve, dans les bois
    Genre "Twin Peaks", bien paumé, j'ai les foies
    En route pour un séminaire de bourges, je bouge, écoutes
    Rien à foutre, du moment qu'ils m'payent j'approuve

    "C'était une sorte de manoir, un truc sinistre...Enfin moi c'est
    Mon job qui m'intéressait de toute façon. Bon j'dois dire que
    la meuf...enfin..."

    On y arrive, drôle d'endroit et des tours on guette
    En effet des reflets paraissent en haut au coin des fenêtres
    Une grande cour, autour des bois, au centre la bâtisse
    Un truc restauré, lugubre et froid, un triste édifice
    L'orage menaçant, éclairs foudroyants en guise de bienvenue
    Faf Larage à fond dans sa voiture
    Elle au volant me dit "T'inquiète, je m'occupe de tout
    Va te reposer ou mange, après on a la nuit pour nous
    Un coq en pâte, costard, cigare, ça va,
    Maintenant je suis prêt pour être présenté là
    A la reception, trop de monde, j'avais
    Pas prévu tous ces regards intrigués

    "Drôle de réception...bizarre, la salle et tout, lugubre,
    Tout le monde me regardait...heu...bizarre,
    enfin j'sais pas...comme un trophée"

    Dans la pièce 20 invités, j'ai noté et ils me testent
    Si ça sent le fric? Fils ça en est bourré, cette
    Situation me gênait au début
    Et la meuf, où elle est? Je sais plus elle a disparu
    Mon cul ! Me v'là, siégeant au milieu de la finance
    Partageant le homard aux chandelles avec la vieille France
    Discours déchaîné, au sommet, la société
    Comme ils la voyaient, et l'économie mal gérée
    Et moi là j'étais excédé, prêt à exploser
    Leur philosophie m'a dégouté, ces cons méprisaient le monde
    Et j'ai tout de suite pris parti pour les miens
    J'ai pas à avoir honte si j'ai pas de blé, pas de boulot
    Enclin à aller plus loin, filade s'il le faut
    Les poings serrés...
    Putain des nerfs j'en shoote un, j'en plie un
    Me débat, envoie les pieds, les mains, la tête
    Afin de me créer une brêche, j'en défonce un
    Réaliser enfin le vrai visage de mes hôtes
    Ma faute? être venu ici sans mes potes

    "En fait, ces mecs y profitent. Si t'as pas de blé, t'es rien pour eux.
    Après j'étais énervé et je sais pas ce qui s'est passé.
    Je me suis évanoui, puis plus rien...j'sais pas...
    Ils ont dû me droguer en fait...j'pense."

    Le réveil, un cauchemar
    Et la pluie donne le ton si je flanche aah
    dans les bois, à travers les branches d'arbre
    La lumière filtre et c'est le drame
    Au loin, j'entends les chiens et les moteurs qui braillent
    Simple chasse à l'homme, pire un truc de fou
    Une attraction pour eux, un bon coup
    Et je cours pour ma survie
    Durant la nuit et boue et agonie
    J'ai esquivé quelque tirs, buter un molosse, dire
    Que c'est eux ou moi, en premier j'ai flippé, couru
    Puis décidé que ma peau serait chère payée
    Riposter, envisager un plan, je reviens en force et
    Chut, un bruit dans mon dos...et d'un
    Un vieux qui faisait du zèle, naïf à l'écart
    J'ai hérité d'un fusil, d'une radio, d'une lampe et d'une carte
    J'ai pris contact à sa place sur la nationale
    Environ à 500 m de là, "j'ai eu ce salaud les gars" et
    Essouflé, 10 minutes après je vois les phares sur la route...

    "Et là, il y a une voiture qui a explosé, la panique,
    J'en ai profité pour m'échapper vite fait, et voilà j'ai atterri ici...
    Faut faire quelque chose, faut les coincer,
    Y'a des fous qui font des safaris avec des types comme moi."

    "Bien on va en rester là, on a tout ce qu'il faut bougez pas
    Je vais vous envoyer quelqu'un...

    Qu'est-ce qu'on en fait chef ?

    Boucle-le, ce soir, je vais le ramener au chateau."
    Ma note : 10
    Posté Ven 08 Fev 2008
    Bien joué :good:
    Storytelling de fou, mon son préféré de Faf Larage, présent dans l'excellente compilation "Chronique de Mars".
    Ma note : 10

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