Rap2K : Rap, Hip Hop

Dr Dre

Dr Dre

  • Dr Dre
  • Andre Romelle Young
  • Rappeur
  • 499 fan(s)

Dr Dre Albums

A propos de Dr Dre

  • jeudi 18 février 1965

    Né le 18 Février 1965 à Compton, André Young grandit que dans les cités pavillonnaires de Compton, Los Angeles. Garçon sage de la famille, sa mère lui offre pour ses 18 ans un kit de DJ. Un déclic qui aura un impact important dans sa vie et surtout pour le Hip Hop dans globalité. Car c’est bien derrière ses manettes que depuis plus de 15 ans que Dr Dre gère sa carrière et celle de nombreux autres artistes ainsi que le rap tout entier. Histoire d'une légende vivante.

    Durant les années 80, Dré emprunte de sobriquet Doctor Dre alors qu’il fait parti d’un groupe de funk de South Central, World Klass Wreckin Crew. En 1986, il rencontre Ice Cube et Eazy-E, celui qui venait alors de fonder son propre label Ruthless Records histoire de blanchir de l'argent sale, le trio formé sortant 'N.W.A & The Posse'. Les trois personnes ainsi que MC Ren et DJ Yella formèrent en 1988 la formation finale des Niggaz Wit Attitude et lâchèrent dans les bacs l’un des premiers gros disques de rap gangsta : ‘Straight Outta Compton’, où Dr Dre se situe entre la production et le rap. Sur des ambiances funky, les propos dérangent : gang, violence, drogue, salopes. Les personnalités haut placées tentent de faire taire le groupe qui génère un immense succès et font parler d’eux partout dans le monde à cause de leur chanson phare « Fuck Tha Police ». L’année suivante, Dre se décida de produire pour une nouvelle valeur sûre : The D.O.C., parrainé lui aussi par Ruthless Records.

    Un peu jeunes et naïfs en dépit de leur reconnaissance, Ice Cube quitta le groupe en 1989, laissant les autres N.W.A. enregistrer sans lui en 1990 le successeur ‘Efil4zaggin’. Dr Dre continue ses productions gonflées de funk californien mais tente lui aussi de quitter le groupe, sentant l’arnaque de leur manager Jerry Heller. Il rencontre alors en 1991 Suge Knight, un membre du gang des Bloods et ex-joueur de Football reconverti en baron rouge. Nul ne sait d’où venait l’argent qui a permit aux deux protagonistes de créer le mythique label Death Row Records. Menaçant, Suge aurait même dissuadé le manager des N.W.A. de laisser Dr Dre sous peine de le tuer.

    Entre temps, Dré rencontre Snoop Doggy Dogg par l’intermédiaire de son demi-frère Warren G. Il lui convainc de rapper sur leur premier duo « Deep Cover » toujours en 1991, avant de l’inviter sur son premier album solo en 1992, le classique parmi les classiques ‘The Chronic’. Grand album de la Westcoast, lançant une nouvelle vague sonore appelée G Funk, Dr Dre conquiert les charts et les ondes radios avec « Let Me Ride », « Dre Day » sur lequel il attaque Eazy-E et « Ain’t Nuttin But A G Thang ». Le docteur pompe chez des groupes de funk de la côte ouest (Roger Troutman, George Clinton,…), ce qui a d’ailleurs permit à la Westcoast d’avoir une identité sonore propre avec la gangsta funk. Beaucoup d’artistes encore inconnus à l’époque se retrouvent sur ‘The Chronic’ : Dat Nigga Daz (Daz Dillinger), Kurupt, Nate Dogg,… L’année d’après, en 1993, il lance Snoop Doggy Dogg en solo gavant les fans de G Funk et vendant des millions de ‘DoggyStyle’, enrichissant leur label Death Row. Jusque 1994, il se retrouve à la production de bandes originales mythiques comme ‘Above The Rim’ ou mieux, ‘Murder Was The Case’ d’où est extrait « Natural Born Killaz » avec Ice Cube. En 1995, Dre permit à Ice un immense coup de pub pour son film Friday, en participant à la bande son sur « Keep Their Head Ringin’ ».

    C’est alors que 2Pac fait son apparition en 1996 et Dr Dre sentit le vent tourner en sa défaveur. Malgré le succès légué par l’hymne californien « California Love », derrière le rideau, Dré et Pac n’étaient pas vraiment copains à cause d’une histoire d’instrumentaux crédités à son nom (alors que c’était Daz Dillinger qui les produisaient). D’ailleurs, l’instrumental de « Cali Love » devait servir pour ‘The Chronic 2’. Dre ne supporte plus la direction de Death Row mené par Suge Knigh et de plus, son protégé Snoop Doggy Dogg lui reprocha de ne pas participer à son procès. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, et la moitié de Death Row Records quitta le label avec la moitié des gains, soit quelques centaines de millions de dollars. Cet argent va lui servir à monter son propre label chez Interscope : Aftermath. Une page de l’histoire de la Westcoast vient d’être tournée.

    1996 et 1997, Dr Dre vit de productions singulières : Nas ("Nas Is Coming"), Blackstreet ("No Diggity"), Ras Kass ("Ghetto Fabulous"), … sans pour autant empocher le jackpot. D’ailleurs Nas eut l’idée avec les Trackmasters, et avec Foxy Brown, AZ et Nature, de faire produire par Dre le projet The Firm. Premier bide. Le docteur se chargea de produire une compilation regroupant Mel Man, RC, King Tee, sur ‘Dr Dre presents The Aftermath’. Tout comme ‘The Firm’, les critiques furent mauvaises et seul le single « Been There Done That » sorti du lot. 2e bide et gros passage à vide. Cependant, un bon point fut marqué lorsque Dre fit la paix avec Snoop Dogg et lui produit le tube « Bitch Please », ce en 1999.

    Aftermath patauge encore jusqu’à ce Dr Dre découvre une cassette avec un blanc-bec sur la pochette répondant au nom d’Eminem. Subjugué par les multiples talents de ce MC, il le signa direct en 1999 et dans le feu de l’action sort ‘The Slim Shady LP’ avec le succès qu’on lui connaît. Argent rentrant, Dr Dre se mit à travailler son véritable 2e album solo, ‘Chronic 2001’, sortit fin 1999. Le succès revient pour le docteur-producteur grâce des morceaux aussi inoubliables et accrocheurs que ceux de ‘Chronic’ premier du nom : « The Next Episode », « Still DRE », « Forgot About Dre »,... Mis à part Snoop Dogg, Nate Dogg, Eminem, les invités font parti bien entendu des meilleurs espoirs de la Westcoast : Kurupt, Xzibit, Knoc Turnal, Kokane, Six-2,… Classé classique.

    2000 et 2001 furent des année chargées en consultations pour Dr Dre puisqu’il réalisa les albums de Snoop Dogg, Xzibit, son artiste Eminem, etc… Dre fit aussi avec Snoop sa première apparition sur grand écran avec ‘The Wash’, signant par conséquent la bande son, d’où sera extrait « Bad Intentions » avec sa nouvelle coqueluche Knoc Turnal. 2002, il trouve enfin une chanteuse r&b au talent certain, la perle rare, Truth Hurts et permit à cette ancienne cantatrice d’opéra un succès international avec « Addictive » (produit par DJ Quik). En featuring de cet extrait figure une légende de la côte Est, Rakim, sa nouvelle signature. Un album fut vite réclamé mais ‘Oh My God’ ne sortira jamais, à cause d’un Dr Dre trop perfectionniste. Toujours cette même année, il se rapproche d’une rappeuse qui avait déjà fait un ‘stage’ chez Aftermath : Eve. Il la recontacte et lui signe un tube, « Blow Ya Mind ». Pas de doutes, Dré est redevenu le top-producer, est sollicité par de nombreux rappeurs : Busta Rhymes, Jay-Z, DJ Quik…

    Eminem devenant plus autonome, Dr Dre et lui prirent en main la charge de produire le rappeur le plus hot de New York : 50 Cent. La connexion Shady/Aftermath se forme et enfanta le premier album de Fifty : ‘Get Rich Of Dye Tryin’ qui fut un succès phénoménal grâce au hit « In Da Club » produit par Dr Dre en personne. Avec le G Unit, ceci formera le triangle infernal qui règne actuellement sur le rap game avec Def Jam. Toujours avide de trouver des talents, les signatures sur son label de Eve et Busta Rhymes (et l’éviction de Rakim et Truth Hurts sans compter Brooklyn et Joe Beast) ne lui suffisent pas : Dr Dre voudrait produire un rappeur originaire du même quartier que lui : Compton. C’est chose faite fin 2003, lorsqu’il signa The Game, l’ex-protégé de JT The Bigga Figga. En partenariat avec le G Unit pour le coup marketing, il balance ce jeune rappeur au sommet des charts avec des tubes tels que « Westside Story » et « How We Do ». Mis à part son nouveau poulain, Dr Dre produit aussi ‘Encore’ d’Eminem (sorti fin 2004), et ‘The Massacre’ de 50 Cent avec entre deux, ‘The Documentary’ de Game en 2005.

    En parallèle de tout ça, Dr Dre songeait réellement à s’adonner uniquement à la production de ses artistes, et en contrepartie laisser le rap de côté. Mais lorsqu’il a failli se faire poignarder aux Vibe Awards en 2004, il changea d’avis pour se donner à fond sur ‘Detox’, son très attendu 3e album. Sans compter aussi les disques de Busta et Eve, ou mieux, ce dont rêve tous les fans : un disque pour Ice Cube et un album/duo avec Snoop Dogg.


    Discographie
    Albums
    The Chronic (1992), Chronic 2001 (1999), Detox (prévu fin 2005/début 2006)

    Compilations et BO
    Above The Rim (1993), Murder Was The Case (1994), Dr Dre presents The Aftermath (1997), The Wash (2000)

    Albums produits/coproduits
    N.W.A. - Straight Outta Compton (1988)
    The D.OC. - Nobody Does It Better (1989)
    N.W.A. - 100 Miles & Runnin EP (1989)
    N.W.A. - Efil4zaggin (1990)
    Snoop Doggy Dogg - Doggystyle (1993)
    The Firm (1996)
    The Slim Shady LP (1999)
    Snoop Dogg - The Last Meal (2000)
    Xzibit - Restless (2000)
    Eminem - The Marshall Mathers LP (2000)
    Truth Hurts - Truthfully Speaking (2002)
    Eminem - The Eminem Show (2002)
    Xzibit - Man VS Machine (2002)
    50 Cent - Get Rich Or Dye Tryin (2003)
    Eminem - Encore (2004)
    The Game - The Documentary (2005)
    50 Cent - The Massacre (2005)

Dr Dre news

123 
Commentaires (Facebook)