
Il se fat déjà tard lorsque le staff de Nas s'empare de la scène. Une bonne demi-heure de flottement plus tard, les lumières s'éteignent enfin. La foule gronde, le beats démarrent, et Nasty Nas débarque sur scène pour entonner "Money Over Bullshit". Lunettes de soleil, bermuda beige, t-shirt blanc, casquette blanche et foulard autour du coup, notre QB resident apparaît plus player que jamais, à l'aise, sûr de son art et de son flow. Accueilli chaleureusement par un public conquis d'avance, Nasir déroule et passe dès lors en revue l'ensemble de son répertoire, enchaînant les tubes et les morceaux mythiques. "Represent", "NY State of Mind", "It ain't Hard to Tell", "The World is Yours", "Life's a Bitch" ou encore "One Love" nous replongent au début des années 90 dans une ambiance street hop avant l'heure. Alternant ses faits d'armes d'antan avec les morceaux les plus marquants de son dernier opus, dont "Black Republican" ouvre le bal avec panache (d'autant plus qu'il est lancé sur l'intro de "Ether", qui enflamme le public avant que Nas en appelle à l'unité…), suivi par un bien senti "Hip Hop is Dead". "Street Dreams", "Affirmative Action" ou encore "If I Ruled the World" et "Hate Me Now" entretiennent le brasier, alors que Nas garde le contrôle total de sa performance. Seul doute, néanmoins, sur son DJ qui se contente de lancer les titres sur son portable installé en lieu et place des platines. Nas rappe ainsi régulièrement sur les morceaux originaux, sa voix étant régulièrement doublées sur les refrains (et backée par le même DJ qui donne une leçon d'économie de moyens pour un artiste international….).

La salle prend littéralement feu à l'écoute des titres les plus récents et les plus tranchants de Nasir Jones. Dans le désordre, "You're da man" prend au trippes, presque autant qu'une terrible prestation sur "One mic". C'est un Nas posé et appliqué qui officient, et les couplets s'enchaînent sans accroc. L'intro de Stillmatic relance la machine, alors que "2nd Childhood" et "Got Yourself a Gun" nous rappellent au gros tubes de l'album du retour en grâce. Une poignée de Lost Tapes ("No Ideas Original") et une grosse impasse sur "Street's Disciple" plus tard, les hostilités atteignent un pic avec la série God's Son, dont le sympathique "I Can" et surtout le hit "Made U Look". Presque surpris par l'hystérie collective provoquée par le morceaux, Nas fait le spectacle, et absorbe l'énergie transmise par la foule pour boucler un show bref mais terriblement intense. Avant de se retirer sur un message de paix, le MC de QB ne manque pas de remercier chaleureusement le public lyonnais pour son accueil. Il quitte la scène triomphant, comme il y était entré une grosse heure plus tôt. Les spectateurs se dirigent vers la sortie, heureux, quoi que relativement déçus par l'enchaînement haletant d'extraits de tubes (le répertoire est tellement vaste, il est vrai, même The Firm a figuré au casting).

Il n'empêche que le rendez-vous est pris pour la dernière de l'année, au Ninkasi-Kao, pour assister le 30 juin à la représentation du Blastmaster KRS-One. L'Original s'impose de sortie et sortie comme l'animateur majeur des scènes Hip Hop de la ville, avec une organisation toujours impeccable et des plateaux de très haute volée. Bravo et merci à JM, à Pierre, à toute l'équipe de L'Original qui officient de main de maître aux commandes des évènements.
Photos : Gilles Soen Wer







si il passe dans l est de la france ji vai :)
pour l'histoire du portable, il utilise serato c'est des vinyles timecode relié au pc portables, quoi qu'il me semble que les avait des platines cd à paris
en tout cas ca gache un peu c'est vrai
J'ai vu des extraits du concert 2007 de lyon il a pris les mauvais hate me now nastradamus :lol:
Merci pour les photos dommage pour le résumé c'est quand meme lite là je m'attendais à bien plus surtout que sa fait 14jours que le concert est passé et des petites vidéos made by Rap2K auraient été aussi les bienvenues ,peut etre faudra-t-il attendre la sortie d'un DVD l'Original Concert 2007 :P
Et bien pour moi aussi avoir assisté au show, je vois que nos avis ne sont pas du tout partagés. Deja, le fait de poireauter une grosse demie heure après la 1ère partie moyenne ( Big Up à Fisto, Marshall et Fly ainsi qu'au MC de Sofa So Good, le reste étant exécrable) j'ai trouvé ça très malvenu. Ensuite oui c'est Nas donc ça ne peut être que bien mais bon voila il était pas très investi et après des perf' comme celles de PE Reggie ou Mef la différence est flagrante et je ne vois pas où Nas a fait des adieux chaleureux au public, je dirais plutôt qu'il s'est barré fissa après 1h et quart de show !Niveau perf', c'etait plutôt convaincant bien que Nas commençait à avoir la voix cassée après les 45 ères minutes, par contre j'ai été grave deçu de one mic et comme le dit l'article son DJ (LEM si je ne m'abuse) avait l'insupportable habitude d'accompagner Nas aux refrais et par conséquent nous cassait allégrement les oreilles!!
Donc pour résumer ça aurait pu être surpuissant et ça a juste été puissant
Et bien pour moi aussi avoir assisté au show, je vois que nos avis ne sont pas du tout partagés. Deja, le fait de poireauter une grosse demie heure après la 1ère partie moyenne ( Big Up à Fisto, Marshall et Fly ainsi qu'au MC de Sofa So Sofa SO Good, le reste étant exécrable)j'ai trouvé ça très malvenu. Ensuite oui c'est Nas donc ça ne peut être que bien mais bon voila il était pas très investi et après des perf' comme celles de PE Reggie ou Mef la différence est flagrante et je ne vois pas où Nas a fa
La saison du Collectif L'Original, qui a animé toute l'année les salles lyonnaises (Method Man, Public Enemy, Oxmo Puccino, Redman, etc.), touche à sa fin. En ce 13 juin 2007, les Hip Hop Heads de la région ont donc rendez-vous avec un hôte des plus prestigieux pour boucler un programme de haut vol. Le Transbordeur a fait salle comble pour accueillir le plus célèbre des fils de Queensbridge, Nas. Venu proférer sa légendaire street poetry, l'artiste est toutefois devancé sur scène par des habitués de la première partie. J'ai nommé les régionaux de l'étape Gas, ou encore Fisto, qui font honneur à leurs couleurs et mouillent le maillot devant un public attentif mais vite impatient de voir débarquer son préféré.



Il se fat déjà tard lorsque le staff de Nas s'empare de la scène. Une bonne demi-heure de flottement plus tard, les lumières s'éteignent enfin. La foule gronde, le beats démarrent, et Nasty Nas débarque sur scène pour entonner "Money Over Bullshit". Lunettes de soleil, bermuda beige, t-shirt blanc, casquette blanche et foulard autour du coup, notre QB resident apparaît plus player que jamais, à l'aise, sûr de son art et de son flow. Accueilli chaleureusement par un public conquis d'avance, Nasir déroule et passe dès lors en revue l'ensemble de son répertoire, enchaînant les tubes et les morceaux mythiques. "Represent", "NY State of Mind", "It ain't Hard to Tell", "The World is Yours", "Life's a Bitch" ou encore "One Love" nous replongent au début des années 90 dans une ambiance street hop avant l'heure. Alternant ses faits d'armes d'antan avec les morceaux les plus marquants de son dernier opus, dont "Black Republican" ouvre le bal avec panache (d'autant plus qu'il est lancé sur l'intro de "Ether", qui enflamme le public avant que Nas en appelle à l'unité…), suivi par un bien senti "Hip Hop is Dead". "Street Dreams", "Affirmative Action" ou encore "If I Ruled the World" et "Hate Me Now" entretiennent le brasier, alors que Nas garde le contrôle total de sa performance. Seul doute, néanmoins, sur son DJ qui se contente de lancer les titres sur son portable installé en lieu et place des platines. Nas rappe ainsi régulièrement sur les morceaux originaux, sa voix étant régulièrement doublées sur les refrains (et backée par le même DJ qui donne une leçon d'économie de moyens pour un artiste international….).
La salle prend littéralement feu à l'écoute des titres les plus récents et les plus tranchants de Nasir Jones. Dans le désordre, "You're da man" prend au trippes, presque autant qu'une terrible prestation sur "One mic". C'est un Nas posé et appliqué qui officient, et les couplets s'enchaînent sans accroc. L'intro de Stillmatic relance la machine, alors que "2nd Childhood" et "Got Yourself a Gun" nous rappellent au gros tubes de l'album du retour en grâce. Une poignée de Lost Tapes ("No Ideas Original") et une grosse impasse sur "Street's Disciple" plus tard, les hostilités atteignent un pic avec la série God's Son, dont le sympathique "I Can" et surtout le hit "Made U Look". Presque surpris par l'hystérie collective provoquée par le morceaux, Nas fait le spectacle, et absorbe l'énergie transmise par la foule pour boucler un show bref mais terriblement intense. Avant de se retirer sur un message de paix, le MC de QB ne manque pas de remercier chaleureusement le public lyonnais pour son accueil. Il quitte la scène triomphant, comme il y était entré une grosse heure plus tôt. Les spectateurs se dirigent vers la sortie, heureux, quoi que relativement déçus par l'enchaînement haletant d'extraits de tubes (le répertoire est tellement vaste, il est vrai, même The Firm a figuré au casting).
Il n'empêche que le rendez-vous est pris pour la dernière de l'année, au Ninkasi-Kao, pour assister le 30 juin à la représentation du Blastmaster KRS-One. L'Original s'impose de sortie et sortie comme l'animateur majeur des scènes Hip Hop de la ville, avec une organisation toujours impeccable et des plateaux de très haute volée. Bravo et merci à JM, à Pierre, à toute l'équipe de L'Original qui officient de main de maître aux commandes des évènements.
Photos : Gilles Soen Wer